Au Laos, il y a…

Un mois après mon retour du Laos, terre de 50% de mes ancêtres, voilà quelques clichés iPhonographiques pris dans mon village, Ban Salakham, et à Vang Vieng, ville des touristes hippies.

Attention les yeux, parce qu’au Laos, il y a…

des cochons prêts à être dégustés…

des GPS qui indiquent une route unique…

 

des litres et des litres de Beerlao…

des brochettes de grenouilles grillées…


des œufs fécondés à déguster…

des têtes de canard prêtes à être manger…

du phô (si tu connais pas : 1. tu n’habites pas le 13ème et tu as tort, 2. tu DOIS goûter)…

du Mirinda…

ce modèle de ventilateur, partout…

des assiettes avec des bougies et des fleurs dans les voitures pour porter bonheur…

des gens qui te tirent le portrait sur les bords du Mékong…


des portraits qui te ressemblent pas…

des Pringles au goût local…

goût algues tu vois ?

Au Laos, il y a aussi des pick-ups avec l’arrière rempli de noix de coco…

des Angry Birds déclinés dans tous les sens…

des scooters dans des boutiques…

des gâteaux gélatineux…
Au Laos, il y a Vang Vieng, petit village hippie plus au sud de la capitale, haut lieu de fête pour les touristes australiens, anglais, américains…

« Elodie ! Prends l’arbre en photo ! C’est hyper rare un cocotier à double tronc ! » OK.

La consommation de drogue est illégale. Mais au resto, en tournant les pages du menu, on a des surprises…

Pour ceux que ça intéresse, le taux de conversion : 1 € = 10 000 K

Forcément, il a de la délation, dans un anglais approximatif, c’est encore meilleur…

Retour dans mon bled, avec, derrière la maison, le Mékong, et une vue imprenable sur la Thaïlande.
Quand te reverrai-je, pays merveilleux ?

Et au moment où tu t’apprêtes à prendre l’avion, après un super voyage sur la terre de tes ancêtres, tu te dis que t’es content de venir de ce beau pays épargné par le tourisme de masse… Et BIM ! A l’aéroport, tu tombes sur un livre sur un voyage d’Hélène Ségara au Laos !
#FAIL

I Amsterdam

 

Tain ! Ça fait plus d’un mois que je me dis : « Ce soir, je poste sur mon blog. » Mais à chaque fois, j’ai soit une soirée, du boulot, des amis à voir, une panne d’internet ou plus honnêtement : aucune motivation.

 

Le fait est que je n’ai plus eu internet pendant trois mois. Je l’ai récupéré il y a une semaine et depuis, je revis. Le temps de me mettre à jour de toutes les séries, me voilà d’attaque pour bloguer, sans blague. Parce que j’en ai des choses à raconter. Je suis allée au Laos pendant les vacances de Noël et j’ai pris plein de photos. Mais avant de parler Asie, je voulais parler Europe. Amsterdam. Parce qu’en novembre, il y a une éternité donc, j’ai fait un aller-retour dans la capitale des Pays-Bas avec ma sœur et sa fille. Long story short, ma sœur a passé une partie de sa jeunesse à Amsterdam, c’était donc le parfait guide touristique pour ce week-end. Canaux, marché aux fleurs, boutiques… Une ville charmante qui mérite d’être visitée pour ces raisons là, et c’est tout !

Outre les Hema, véritable institution, j’ai trouvé mon bonheur dans la très kitschouille boutique Kitsch Kitchen, tout est dans le nom.

Grand moment de solitude, arriver dans ces toilettes et se demander comment on va pouvoir préserver son intimité. Je vous laisse deviner la solution…

 

Mais la véritable révélation de ce week-end, c’est FEBO. Ah, Febo. Trois mois après, je me souviens encore du délice de Febo. Derrière ces quatre lettres se cache un ovni du fast-food, sorte de mix entre le KFC et le distributeur de sucreries de la cafète du 3ème étage. Dans la boutique, une vitrine dans laquelle on trouve des hamburgers mais surtout des fasto-fooderies locales comme les vitaaltje, kroket et autres bitterballen. Je n’ai pas vraiment identifié le contenu de ces plats, mais je m’en suis mis plein la panse. A tester ABSOLUMENT !

C’est où le Laos ?

 

C’est là-haut !

Voilà la blague récurrente à laquelle j’ai eu droit pendant des années avec mes potes. Parce que quand tu dis que tu viens du Laos, y a 50% de tes interlocuteurs qui te demandent « C’est où ça ? » Question à laquelle je réponds « 1. C’est coincé entre la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam. 2. C’est une ancienne colonie française, tu connais l’Indochine ? 3. T’as déjà ouvert un livre ? »

Bon, je sais bien que le Laos, on n’en parle jamais et ce n’est absolument pas touristique, mais quand même ! Tu vois, le problème, ou l’avantage, du Laos, c’est qu’il n’y a pas de tourisme, ou très peu. Les seuls touristes que vous y verrez sont les roots qui viennent consommer de l’opium ou s’ouvrir spirituellement. Bon, depuis que M6 a tourné une partie de Pékin Express là-bas, le Français moyen sait plus ou moins que le Laos existe, mais ne saurait pas le situer sur une carte.

Bref. Je ne suis pas allée au Laos depuis 2004, soit quand j’avais 18 ans, soit quand j’étais à la fac, soit quand j’avais pas encore de salaire ni les cheveux bleus, soit dans une autre vie. Et y a deux semaines, en constatant que mes cousines que j’avais quittées quand elles étaient enfants m’avaient ajoutées sur facebook, j’ai réalisé que je devais y retourner de toute urgence. Imagine, quand je suis allée là-bas pour la dernière fois, internet se résumait à un modem 56k dans UN seul et unique cybercafé en centre-ville. Selon ce que j’ai vu sur facebook, maintenant, ils sont tous uber-connectés, ont des iPhones et des iPads. Le progrès quoi. Je vais donc constater ça de mes propres yeux pour les vacances de Noël, soit dans deux mois. Je suis impatiente.

ASSUMER : verbe du premier groupe, signifie oser poster des photos de soi qui datent de 1995 en tenue traditionnelle lao, des tongs trop fashion aux pieds, une pose de belle-gosse de l’époque, des chtars de moustiques plein les jambes.

On a même un Arc de Triomphe local construit par le colonisateur français.

 

Ah, et pour ceux qui veulent aller au Laos autour de Noël, sachez que là-bas, c’est aussi l’hiver. Donc il fait 30°. Sortez les écharpes.

Sunglasses from Williamsburg

Je suis rentrée depuis plus d’un mois de mes vacances à NYC et depuis, je me dis que je devrais vraiment poster un billet sur le quartier de Williamsburg, à Brooklyn.

Sauf qu’au moment de passer aux choses sérieuses, je réalise que je n’ai pas ou presque pris de photo là bas. Malheur. Mais je trouve que ces lunettes de soleil shoppées dans une petite boutique de Bedford avenue représentent pas mal l’esprit de Williamsburg.

J’allais à New York avec une idée en tête, vivre la vie que l’on nous montre au cinéma et bien sûr, dans Gossip Girl. Sauf qu’en pratique, je ne suis allée qu’une seule fois dans l’Upper East Side et j’ai vite compris que Manhattan n’était pas faite pour moi, alors que Brooklyn me ressemble beaucoup plus : vivant, populaire, jeune, hipster, le bobo local. Avec Maxime et Anne, la team Nouillorque, on a donc passé les dernières soirées de notre court séjour à Williamsburg, autour de Bedford Ave, where it’s at.

Dans ce coin, rien ne ressemble à Manhattan et c’est tant mieux. Les gratte-ciels laissent place à des maisons en briques plus basses, les hommes d’affaires sont remplacés par des hipsters, les boutiques de luxe deviennent des friperies avec bonnes affaires à perte de vue, les bars à touristes et Starbucks sont ici des bars conviviaux, avec les serveurs qui te racontent leur vie.

Mais ce que j’aime le plus à Williamsburg, c’est qu’après un bon repas à Meatballs ou chez Juliette, un roof top avec vue sur un loft et si vous avez un peu de chance, vous verrez son proprio cuisiner en slip – true story – tu marches 5 min et tu te retrouves face à l’Hudson River, devant Manhattan, avec NY by night, une tuerie. C’est là que nous avons rencontré des bons Américains qui nous ont fait goûter aux joies du « Vite, videz les bières dans la rivière, y a les keufs qui arrivent ! »

New York me semble aujourd’hui bien loin, et ma prochaine destination vacances est le Laos pour les fêtes de fin d’année, mais pour prolonger le plaisir, je ne quitte plus mes lunettes de soleil, fifteen dollz only !

Et parce que je me lasse pas du blog Paris vs New York, une image qui résume parfaitement Williamsburg.