Contrefaçon : le best of

Si vous pensiez que les vendeurs à la sauvette qui proposent des sacs « Vitton » ou des porte-feuilles « Pradda » sur un bout de couverture, dans les quartiers touristiques, avaient le monopole de la contrefaçon : détrompez-vous !

Lors de mon récent voyage au Laos (qui fera l’objet d’un post rapidement), j’ai eu droit à une piqûre de rappel sur ce qu’était l’art de la contrefaçon.

Quand on voit cet étalage dans un marché de la capitale, Vientiane, on imagine pas tous les trésors que l’on peut y trouver en fouillant un peu.

J’ai passé mon séjour à expliquer à mes cousines qu’il valait mieux ne pas acheter ces contrefaçons car c’était ridicule, en vain. Elles ne comprenaient d’ailleurs pas pourquoi je les prenais en photo. « Pour montrer aux Français ! » La contrefaçon est moche, je ne l’approuve pas, mais qu’est ce qu’elle m’amuse. Le best of en images.

Attention, à l’intérieur, une grosse exclu photo sur un téléphone pas encore sorti mais très attendu !

 

On peut trouver des tongs Gucci en caoutchouc ornées de strass…

Une large panoplie de porte-feuilles LV, Gucci en presque-vrai cuir, des lunettes Ray Ban presque anti-UV…

Des escarpins « Mui Mui »…

Des Birkin de Hermès sans les six mois d’attente…

EN EXCLU : l’iPhone 5 !

Des baskets Lacoste avec un crocodile à l’envers et des Dror, Christian Dror.

Un sac Chloé tellement beau qu’il nous fait tourner la tête…

Un trench Louis Voitton…

Un plaid en monogramme multicolore, idéal pour couvrir votre canapé…

Les pliages Longchamp déclinés en plusieurs couleurs…

Des sacs Marc by Marc Jacobs en plastique…

Même Kipling est imité…

Le fantasme de toutes mes cousines laotiennes, le sac Canel…

Les fashionistas geekettes craqueront pour ce charmant pull Apple… à croquer !

Des superbes Clarks…

Et enfin, tous les films qui viennent de sortir au cinéma, déjà disponibles en DVD !

7 minutes de plaisir

En cherchant une photo pour illustrer le propos qui va suivre, je me suis souvenue de ce livre, 7 minutes de plaisir, où des stars posent, cigarette à la bouche, une volupté enfumée. Miam ! J’en ai la nicotine qui me démange.

 

 

Mais en fait non. Car c’est ça que je suis venue vous dire. Plusieurs personnes m’ont demandé comment ça allait depuis ce fameux 2 novembre 2011, jour où j’ai rompu avec la cigarette, après un dernier rapport charnel avec une Phillip Morris. TOUT VA BIEN. Mais vraiment bien ! Je n’ai plus touché de cigarette et pis encore, ça ne me tente même plus ! Les deux premières semaines sont les plus difficiles, celles où il faut changer ses habitudes, mais depuis, croyez-moi, je me porte comme un charme !

 

Et comme je le dis tout le temps, même si au fond, j’aimerais bien fumer une petite cigarette, c’est bien mieux de ne pas fumer que de fumer.

 

En pratique : j’ai déjà économisé plusieurs centaines d’euros, on m’a dit que j’avais bonne mine, je respire véritablement mieux et je me suis remise au sport.

 

Je ne vous cache pas que dans les grands moments de stress, parfois, je me gratte les veines et que j’ai rêvé, plusieurs nuits, que je fumais et que j’y prenais plaisir, mais une fois éveillée, j’oublie l’envie…

 

#MerciAcupuncture

 

En passant…

Je t’explique : mon appartement est en travaux depuis un mois maintenant, et je n’ai ni connexion internet, ni télévision, ni cuisine, ni rien… Ceci fera d’ailleurs l’objet d’un post une fois que j’aurai récupéré internet et que je ne squatterai plus chez ma mère pour faire ma lessive.

Ceci dit, étant enfermée dehors, j’en fais des choses : m’inscrire à la salle de sport, aller en week-end à Amsterdam (ça aussi ça fera l’objet d’un post bientôt), me teindre les pointes en rose, me déguiser en américaine pour une soirée USA…

See you very soon !

© sbnscl

J’ai arrêté de fumer…

Quand je fumais, je croyais être belle comme ça…

En fait, j’étais comme ça…

Pas aussi glam’, n’est ce pas ? Pourtant, ça, c’était le jour de mon anniversaire, j’étais donc censée être au top ! Le fait est que je n’ai pas fumé depuis mercredi 2 novembre, 18 heures.

A 18h30, j’étais chez l’acupuncteur qui m’a sevrée radicalement. Quelques picouz réparties sur le corps – non, ça ne fait pas mal – et trois quarts d’heure plus tard, c’était bon. Je ne vous cache pas que parfois, ça gratte les veines. Parfois, tu regardes quelqu’un qui fume dans la rue et t’as envie de l’attraper, de le cogner contre le mur, de lui tirer les bourses et de les attacher autour de son cou, de prendre sa cigarette, tirer une bonne taf et continuer ton chemin.

Le moment critique, c’est la fin de journée, quand tu commences à avoir faim. Avant, tu te grillais une cousue, t’étais calé pendant une petite heure. Là, tu te grattes les veines, t’attends l’heure du dîner. Heure qui, soyons honnête, a été considérablement avancée depuis mon sevrage.

Mais le fait est que je me sens mieux, et croyez-moi, je prie pour ne pas devenir ces non-fumeurs qui font chier le monde pour faire fumer les fumeurs en extérieur et qui ensuite trouvent que les terrasses parisiennes sont enfumées ! Non, j’aimerai toujours la cigarette, la Philip Morris. Mais je sens que mes poumons et mon nez respirent mieux, mon appart sent bon, et dimanche, j’ai pas traversé tout le 13ème pour trouver un tabac ouvert. J’ai même réussi le test ultime de la soirée entre potes où tout le monde à sa clope au bec.

Mais le geste me manque ! Du coup, j’hésite à adopter le cure dent, qui, jusqu’à la sortie de Drive était réservé au farmers.

 

Mais parlons acupuncture, parce que tout vient de là. Un jour, une attachée de presse m’expliquait qu’elle avait arrêté après une séance, et que c’était radical. J’ai balancé une annonce sur Twitter et Azzed m’a filé le numéro d’un acupuncteur, le docteur N’Guyen (un nom gage de qualité non ?) qu’elle n’avait elle-même même pas testé, mais au diable !

Me voilà à moitié à poil sur la table du doc N’Guyen, des aiguilles dans le crâne, les oreilles, les jambes, le ventre et le cou. Je sens que ça chauffe au niveau du nez, de la gorge et des oreilles. Il m’explique que ses picouz servent à détendre, car il faut de la volonté et de la décontraction pour que ça marche. Il a d’ailleurs précisé que ses méthodes avaient 70% de taux de réussite et que les 30% qui s’en rallumaient une étaient les patients les plus nerveux. Heureusement, je ne suis pas nerveuse et j’ai beaucoup de volonté. 40 euros plus tard, les aiguilles provoquent un dégoût de la nicotine.

Mais sérieusement et en toute subjectivité, voilà les trois effets de l’acupuncture :

- Plus envie de fumer : tout est dit au-dessus.
- Réveil très matinal : j’ai d’habitude du mal à me réveiller, depuis que j’ai arrêté la clope, je me lève à 7 heures pétantes tous les jours, même le week-end, du coup, j’ai le temps de faire plein de choses, comme me teindre les cheveux à 8 heures du mat !
- Augmentation considérable de la libido : ça c’est ce qu’on te dit pas. Jte jure, depuis mercredi, je drague NON-STOP (une pensée pour les bobodemerde d’ailleurs). Donc autant vous dire célibat + sevrage = mauvais plan. Enfin, je vais bien me trouver un petit gars qui arrête de fumer lui aussi. En gros, jme sens comme ça !

Ceci dit, je me suis remise à boire, normal !

Du coup, un ami bien avisé m’a donné un précieux conseil : « Evite d’être TROP bourrée, après tu vas oublier que t’as arrêté de fumer et par réflexe tu t’en allumeras une ! »

Un mois sans alcool !

« T’es enceinte ? »
« Mais nan ! »
« Ben pourquoi tu bois plus ? »

Le ton est donné. Aujourd’hui, quand tu fréquentes les mondanités parisiennes et que tu préfères au champagne un bon verre de Coca ou pire, d’eau, c’est que t’es enceinte. Non, je n’ai pas de Polichinelle dans le tiroir, loin de là. Mais en rentrant de vacances le mois dernier, j’ai constaté que j’étais fatiguée, genre très fatiguée. Un petit tour chez mon généraliste, le verdict tombe : je souffre d’épuisement, littéralement !

« Vous sortez beaucoup ? »
« Ben oui, tous les soirs de la semaine, y a toujours une soirée ou un cocktail où boire un verre. »

« Et vous vous êtes reposée pendant vos vacances ? »
« Bien sûr que non, j’étais à New York ! »

Le toubib annonce que le mois à venir, je vais devoir beaucoup dormir, ne pas sortir, et suivre un traitement pour retrouver la patate. OK.

Sauf que deux jours après était donné le coup d’envoi de la fashion week de Paris, et de ses douze soirées par jour. Que faire ? Ne voulant pas être à bout à 25 ans seulement, je décide d’honorer mes engagements de soirées, mais en ne buvant plus une goutte d’alcool et en étant dans mon lit avant minuit impérativement.

C’est là que tu te rends compte de ton taux de maturité. J’ai tenu toutes mes promesses, et ça n’a même pas fait mal ! AU CONTRAIRE. Chaque lendemain de soirée de fashion week consiste habituellement à se tirer du lit après trois heures de sommeil, les yeux collés, la gorge pâteuse, se jurer que ce soir on n’ira qu’à une soirée, sans boire, et qu’on sera au lit à 22 heures, et se remettre la tête à l’envers le soir-même, encore. Je viens de passer trente jours à me réveiller fraiche, le teint presque rose, sans aucune difficulté. Un vrai bonheur.

En fait, le seul problème quand tu bois plus, c’est les autres, #lesgens. Au cocktail de Karl Lagerfeld à l’hôtel Salomon de Rotschild, un ami de beuverie me dit : « Ouais mais si tu bois pas, je passe pas la soirée avec toi, tu vas être chiante. » Non, pas plus que d’habitude. J’ai déjà une bonne dose d’hyper-activité naturelle, donc je n’ai pas besoin d’alcool pour m’amuser en soirée. Mon Dieu, je déteste ce dernier bout de phrase, j’ai l’impression d’être une vieille conne. J’adore l’alcool, le champagne surtout, et ce n’est pas un arrêt irréversible, mais j’ai juste constaté que je n’avais pas besoin de me mettre une race cinq soirs par semaine. Même si l’alcool est gratuit. J’vous jure, j’ai meilleure mine, on m’a même dit que j’avais minci, alors que pourtant je ne me suis pas privée ! Ça, c’est bien l’argument convaincant pour les femmes : l’alcool fait grossir. Enormément. Le visage est bouffi.

Pire encore. Dans cet élan de vie saine, je me suis dit que j’allais arrêter de fumer.

« Putain mais qu’est ce que New York t’a fait pour que tu deviennes saine ? » Peut-être les 15 burgers et 72 nuggets, et les litres de vinasse dégueulasse qu’on s’est enfilés qui m’ont donné envie d’être clean.

Mais comme la volonté passe rapidement, je vais tester une méthode qui paraît-il marche extrêmement bien pour arrêter la clope : l’acupuncture. Mais ça, ce sera après le week-end de la Toussaint que je vais passer entre potes à Londres, où je compte bien m’enfumer les poumons et renouer avec l’alcool comme il se doit, comme une Anglaise !

 

Ce billet n’était pas sponsorisé par le Ministère de la Santé.